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Comment-faire-le-deuil-de-son-chien ?

Le chien rythme la vie de celui qu’il l’aime et lui offre des moments de complicité et de tendresse uniques. Lorsque ce compagnon de tous les instants disparaît, le maître perd ses repères et son éponge émotionnelle. C’est pourquoi faire le deuil de son chien est indispensable pour ne pas sombrer dans la dépression.

Voici quelques mots sur mon expérience personnelle et des conseils pour aider à surmonter la perte de ce compagnon si précieux.

Faire le deuil de son chien, une expérience très douloureuse

La mort redoutée de son chien (maladie ou vieillesse) ou subite (accident, pathologie fulgurante) se traduit selon sa personnalité par le déni, le désespoir et la sidération. Ce n’est pas sans raison que Lamartine a écrit : « un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » D’ailleurs, sachez qu’aux États-Unis et au Canada, on laisse prendre des jours de congés en cas de décès de son animal de compagnie. Et qu’au Royaume-Uni, des jours de congés payés sont accordés aux employés en cas d’adoption d’un animal. D’où la reconnaissance de ce compagnon comme un membre  à part entière de la famille. Bien sûr, en France nous avons encore du chemin à parcourir… 

Les phrases toutes faites qui ne soulagent pas pour faire son deuil :

Lorsque le deuil frappe, l’être devient vulnérable. Et les commentaires de certains le fragilisent encore davantage.

  • « Ce n’était qu’un chien, il ne faut pas exagérer ! »
  • « Tu en auras un autre, ce n’est pas si grave !
  • « Tu auras moins de ménage à faire ! »
  • « Tu vas enfin pouvoir partir à l’étranger ! »
  • « Il était vieux, c’est mieux pour lui ! »

Je suis passée par le deuil moi aussi…

Lorsque j’ai perdu Rhum, mon beagle adoré, j’ai fermé la pension deux jours et j’ai été consulté mon médecin pour m’aider à surmonter mon chagrin. Je ne parvenais plus à me concentrer. Je pleurais sans cesse. J’avais seulement envie de dormir pour ne plus penser qu’il m’avait quitté. Il avait presque 16 ans et pour lui l’euthanasie à été une délivrance. Pourtant, je me sentais coupable et très seule. Plus de gamelles à donner, plus de belles balades à faire avec lui, plus d’affection échangée… tous mes repères avaient disparu. Je n’oublierai jamais que l’une de mes clientes m’a apporté une boîte de chocolat pour me consoler. Enfin une personne qui avait compris que je n’avais pas perdu seulement un chien, mais un compagnon de vie, intimement lié à mon histoire et à mes souvenirs.

Et doucement, après une semaine sous antidépresseurs, j’ai franchi toutes les étapes du deuil…

Quelles sont les différentes étapes du deuil ?

Comment faire le deuil de son chien ?

La psychologue  Elizabeth Kubler-Ross explique très bien les différentes étapes du deuil. 

Le déni :

On refuse d’accepter la mort de son chien en se disant « Non ! ce n’est pas possible, il n’est pas mort ! »

La colère :

On se sent coupable et on trouve que sa mort est injuste. On se demande si elle aurait pu être évitée.

Le marchandage :

Très angoissé, on invoque une entité imaginaire en se rabâchant : « Je ferai n’importe quoi pour revenir en arrière ! »   

La dépression :

La tristesse nous envahit avec la sensation qu’elle ne disparaîtra jamais.

L’acceptation :

Doucement, on commence à aller mieux. On réorganise son quotidien, on recommence à faire des projets.

Que peut-on faire pour que la douleur soit supportable pendant le deuil ?

  • Premièrement, trouver une personne qui a déjà un chien, qui a connu la situation (forum) ou qui est emphatique (psychologue) pour parler de votre peine, de vos sentiments et de vos états d’âmes.
  • Deuxièmement, pleurer, crier, écrire ou faire du sport pour faire sortir votre chagrin.
  • Troisièmement, ne pas garder les objets qui appartenaient à votre chien. Ils ravivent inutilement le chagrin.
  • Pour finir, faire une cérémonie pour lui dire adieu pendant laquelle vous évoquerez les bons souvenirs avec vos proches. Et laisser faire le temps.

Plusieurs années après sa disparition, je pense très souvent à Rhum (et à mes autres animaux disparus), mais aujourd’hui c’est en souriant et en caressant mon nouveau compagnon :  Choumy, un magnifique whippet. Avec le temps, le bonheur est revenu.                          

Faut-il reprendre un chien ?

Comment faire le deuil de son chien ?

Personnellement, reprendre un chien m’a vraiment aidé à aller mieux, car de nouveau, j’avais un compagnon à aimer.

Mais nous sommes tous différents.

  • Ne prenez pas un animal pour remplacer le vôtre. Vous pourriez-avoir du mal à vous attacher à lui.
  • Evitez de reprendre la même race pour ne pas faire de comparaison.
  • Prenez le temps de la réflexion car accueillir un animal est une responsabilité qui vous engage pour une quinzaine d’années.

Ne cacher pas la vérité sur  la mort de son chien à un enfant (à partir de 6 ans) car il risquerait de vous en vouloir plus tard et de ne pas pouvoir faire son travail de deuil.

Après une euthanasie, les vétérinaires proposent une aide psychologique.

Avoir un nouveau chien, ce n’est pas oublier le précédent, mais c’est vivre une nouvelle histoire ! Une très belle histoire ! 😉


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