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Depuis la reprise de votre activité, votre chien détruit, aboie, refuse de s’alimenter, souille votre intérieur ou s’auto mutile… Et s’il souffrait du syndrome d’anxiété de séparation ?

Prédisposition de la race, temps passé avec la mère insuffisant ou éducation inadéquate sont autant d’éléments déclencheurs de ce trouble du comportement.

Voici quelques pistes pour comprendre le mal-être de votre compagnon et les solutions pour l’aider. 

L'anxiété de séparation, c'est quoi ?

À l’origine, le chien vit en meute. C’est un animal très sociable qui a besoin de compagnie et d’interactions.

Si dès son plus jeune âge, vous ne lui apprenez pas à rester seul, il sera anxieux et malheureux lors de vos absences. Et croyez-moi, il l’exprimera avec tous les moyens dont il dispose.

Aucune vengeance dans ce comportement indésirable, simplement une immense détresse, de la peur et de la frustration.

Un profil caractéristique

À la pension, les chiens concernés par l’anxiété de séparation ont tous le même profil :

  • retirés trop tôt à leur mère ;
  • achetés en animalerie ;
  • adoptés récemment et parfois plusieurs fois ;
  • pas d’habituation à la solitude ;
  • difficultés à se détacher de leur maître ;
  • changement dans leur foyer (divorce, déménagement, arrivée d’un enfant, déconfinement, etc.) ;
  • toutous de propriétaires eux-mêmes anxieux.

Certaines races sont prédisposées à souffrir de la solitude :

  • jack Russel, lévrier, labrador, golden retriever, beagle, boxer, malinois, braque de Weimar (liste non exhaustive).

Les signes à repérer

Un chien susceptible de développer l’anxiété de séparation se repère très vite :

  • à la maison, il vous suit partout ;
  • pendant les balades, il ne s’éloigne pas de vous. Il vous cherche constamment du regard ;
  • installé dans son panier, il se lèche les pattes (parfois jusqu’au sang), comme vous le feriez en vous rongeant les ongles ;
  • il tourne sur lui-même et cherche à attraper sa queue ;
  • à chaque nouvelle situation, il bave et halète.

Manifestations de l'anxiété de séparation

Sachez que votre toutou manifeste son anxiété dans les dix minutes qui suivent votre départ :

  • il aboie, pleure ou hurle à la mort ;
  • il détruit et gratte portes et fenêtres ;
  • il cherche à s’enfuir en creusant ;
  • il fait ses besoins à l’intérieur ;
  • il se mutile ;
  • il ne s’alimente pas, il ne boit pas.

Les solutions

L’idéal est d’accueillir son chiot (ou chien) pendant une période de vacances pour avoir le temps de lui apprendre à se détacher de vous. C’est un apprentissage essentiel pour vivre une belle relation  avec votre animal. Le surprotéger est une erreur commise par de nombreux propriétaires, soucieux (et bien sûr, je les comprends !) d’entourer d’affection ce nouveau compagnon qu’ils ont promis de chérir.

L’anticipation

  • Déterminer un endroit (cuisine, lingerie, chambre, garage, etc.) dans lequel il dormira, mangera et pourra être laissé seul pendant vos absences. Cet espace peut être créé avec une barrière de sécurité pour enfant. L’utilisation ponctuelle d’une cage d’intérieur est également possible. Réduire l’espace d’un chien le rassure.
  • Instaurer un rituel pour les repas, les promenades, etc. Votre chien aime la régularité. Les habitudes l’aident à attendre votre retour. Vous avez certainement remarqué qu’il semble doté d’une horloge interne !
  • Ne jamais l’autoriser à vous suivre partout .
  • Restez à l’initiative des contacts (jeux, câlins, etc.)
  • Simulez de faux départs. Mettez votre manteau et sortez une minute puis revenez. Graduellement, partez de plus en plus longtemps pour que votre chien s’habitue à rester loin de vous.

À faire avant vos départs

  • Promenez votre chien pour le fatiguer.
  • Le conduire dans son espace avec indifférence.
  • lui laisser des jeux à disposition et quelques friandises pour l’occuper.
  • Pas d’au revoir ou de geste d’affection.

À faire à votre retour

  • Ne pas aller voir votre chien immédiatement.
  • Prendre le temps de poser vos affaires.
  • En cas de bêtises, sortez votre chien sans vous énerver et nettoyer simplement.
  • Si tout s’est bien passé, n’en faites pas tout un cérémonial.

Avec le temps, votre toutou va comprendre que vos absences sont suivies de vos retours. Son anxiété de séparation va se réduire et disparaître. 

Dans les cas les plus sévères, le vétérinaire propose de consulter un comportementaliste pour un suivi personnalisé. Il peut prescrire des traitements homéopathiques ou à base de phéromones de synthèse pour apaiser votre animal       

Si votre chien fait des bêtises lorsque vous le laissez seul, isolez-le dans un endroit restreint comme une cage d’intérieur. Un espace réduit rassure le chien. 😉.


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